31 juillet 2008, par kl loth
C’est quand je suis malade que les bonnes idées me viennent […]. Sans le désespoir, peut être n’y aurait-il pas d’artistes.
(Tomi Ungerer, extrait du catalogue publié à l’occasion de l’ouverture du musée Tomi Ungerer à Strasbourg ; in Topo, Mars-avril 2008, Bibliothèque municipale de Lyon, p. 8)
À relativiser et à prendre avec ironie, non (...)
4 juillet 2007, par kl loth
Faire de son temps une œuvre d’art ? Maîtriser, mais au sens artistique du terme cette fois, c’est-à-dire être en pleine possession d’une technique, savoir l’oublier pour se laisser aller à l’inspiration du moment, reconnaître que l’on ne peut pas tout contrôler, se rendre disponible à soi-même et aux autres. Apprendre cet art du temps ne se fait pas avec un chronomètre. Les artistes le savent : ils vivent "hors du temps" et organisent leurs journées (...)
31 octobre 2005, par kl loth
L’art et l’ennui
Un lieu vide, un temps vide, sont insupportables.
L’ornement de ces vides naît de l’ennui - comme l’image des aliments naît du vide de l’estomac. - Comme l’action naît de l’inaction et comme le cheval piaffe, et le souvenir naît, dans l’intervalle des actes, et le rêve.
La fatigue des sens crée. - Le vide crée. Les ténèbres créent. Le silence crée. L’incident crée. Tout crée, excepté celui qui signe et endosse (...)
13 septembre 2005, par kl loth
Tout contact avec une œuvre d’art est d’emblée participation. On connaît la formule toujours reprise de Duchamp : “Ce sont les regardeurs qui font les tableaux.” Pas d’œuvre d’art, en effet, sans échange d’affects, comme le souligne Freud en forgeant le principe du transnarcissisme. L’artiste séduit-il grâce à l’œuvre ? Soit, mais pour qu’il y parvienne, suggère Freud, il lui faut un public, et plus précisément cet (...)
12 septembre 2005, par kl loth
Il n’est rien au monde, ni personne dont l’être même ne suppose un spectateur. En d’autres termes, rien de ce qui existe, dans la mesure où cette chose paraît, n’existe au singulier ; tout ce qui est est destiné à être perçu. Ce n’est pas l’homme, mais les hommes qui peuplent notre planète. La pluralité est la loi de la terre.
(Hannah Arendt, La Vie de l’esprit, la pensée, cité in Catherine Grout, Pour une réalité publique de l’art, (...)